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Négocier avec soi pour décider

Le peut-être est-il déviant?

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La manifestation de l’esprit critique est souvent considérée comme impertinente. Le dogmatisme ne tolère pas la critique. Le scepticisme n’a pas la cote car peu constructiviste. Il s’agit d’affirmer yes we can!

Le ressenti est un tissu d’émotions contradictoires. Il n’y a pas de vrai ou de faux, de oui ou de non, mais un ensemble instable de sensations. Comment concilier doute et conviction?

Apparaît le choix de la posture face au subjectif. Comment choisir face à un éventail de possibles? Le pari de Pascal ne s’adresse pas uniquement à la conjecture sur l’existence de Dieu. C’est le mode commun d’accès au bonheur. Il faut parier avec méthode.

Le droit à l’erreur, le rebond font partie intégrale de l’apprentissage entrepreneurial. Tester l’hypothèse par l’expérimentation. L’autocritique est le garde-fou du progrès individuel et collectif à finalité morale, mieux éthique.

Dans un monde continu, la finalité est prévisible. La morale impose aux mœurs une règle, une logique statistique. Le désordre familier à l’échelle individuelle est perturbant à l’heure de la globalisation. Le hasard et la spéculation prennent une part plus importante. L’inférence de l’inconnu est plus fréquente. L’éthique est la relation d’harmonie qui intègre continuité et rupture. Comment adopter une conduite éthique en affaires pour que l’ordre persiste ?
Il faut de la poésie. Une poésie qui lie amour et vibration, comme la beauté, les mathématiques, les symboles, les paraboles, autant de langages et concepts dont l’objet est de lier connu et inconnu, d’élever la réalité par la transcendance, de défier le hasard, le temps et l’espace.

Un entrepreneur heureux aime ce qu’il entreprend. Son engagement vise l’immédiat et le long terme.

Changement dans la continuité ou disruption

L’évolution implique l’adaptation. Ce mouvement fait de l’agilité une compétence. Virage

Le projet d’entreprise est moins aligné au marché qu’auparavant. L’écart impacte la performance.

L’importance des enjeux impose l’urgence. Faire le gros dos est irresponsable. Il est opportun d’agir.

Une entreprise lie les parties d’un ensemble pour créer de la valeur. Le changement d’une partie met l’ensemble sous tension.

Adapter la capacité où s’exerce la plus forte contrainte ne suffit pas. Il faut agir en cohérence sur l’ensemble du modèle, et vérifier le résultat obtenu.

Chacun est concerné.

 

La gouvernance des entreprises familiales

« Je veux professionnaliser le Conseil d’Administration ! »

Gouvernance des société familiale

Nommer un administrateur indépendant au Conseil d’Administration n’est pas réservé aux grandes entreprises. C’est aussi un moyen d’améliorer la gouvernance des entreprises de taille moyenne.

L’Administrateur indépendant est un professionnel libre. Il doit être ou avoir été entrepreneur, disponible pour remplir pleinement son rôle de vigile et d’éclaireur, en brisant la solitude du Chef d’entreprise pour l’aider à prendre les décisions. L’Administrateur doit connaître l’entreprise, son métier, son secteur d’activité sans pour autant être issu du sérail, ni lié aux clients ou fournisseurs, gage de liberté et d’impartialité. Son rôle est particulièrement utile en période de rupture de nature technologique bien sûr mais aussi successorale, de changement d’échelle, de croissance externe ou et d’intégration, pour assurer la pérennité du développement de l’entreprise.

L’Administrateur indépendant est une ressource disponible à fort effet levier sur le Conseil d’administration lieu privilégié de réflexion et d’analyse de la stratégie et des objectifs, de décision de mise en œuvre des plans d’actions. Le coût d’un Administrateur indépendant est modeste au regard des enjeux pour la protection des intérêts des actionnaires et la contribution sereine à la création de valeur.

Développement par croissance externe

« J’ai l’opportunité de reprendre une entreprise !»

Lorsqu’une organisation veut se développer par croissance externe, cibler une entité du même secteur d’activité, voir du même métier pour servir des clients comparables paraît sage. L’expérience ne prouve-t-elle pas que l’on ne fait bien que ce que l’on connaît?

Le business modèle est dupliqué, les bonnes pratiques partagées. L’effet d’échelle contribue à l’amélioration de la performance, un build up positif. L’ensemble peut prétendre à afficher une expérience avérée de spécialiste qui emporte la confiance des clients.

Les limites de cette logique sont les perturbations qui ne manquent pas d’arriver. Dans ce cas, l’entreprise experte est moins agile que celle qui l’est moins. La prudence peut inciter l’entrepreneur à diversifier ses activités pour réduire le risque marché ou technologique, en suivant la recommandation de l’adage « ne pas mettre ses œufs dans le même panier ».

Analysez et demandez-vous si la polyvalence demandée aux salariés n’est pas une exigence naturelle de l’écosystème qui s’applique aussi aux organisations.

S’intéresser à d’autres secteurs d’activités, côtoyer d’autres Chefs d’entreprise est profitable.

Réalité, imaginaire et symbolique

Souvent l’importance des perturbations est niée. Le Monde change en accéléré et cette réalité dérangeante n’est pas perçue dans son entier impact sur la chaine de valeur. L’entreprise n’est plus capable de voir la réalité en face.

Lorsque l’imaginaire est pauvre, la créativité suit. Le réflexe de réponse managériale aux difficultés est stéréotypé : développement commercial, réduction des coûts, saturation des moyens.

Réel imaginaire et symboliqueL’attachement aux symboles, aux moyens plus qu’aux finalités freine la mise en œuvre de solutions.

Un consultant externe rééquilibre la vision de l’entrepreneur pour prendre en compte la mesure élargie de l’évolution de l’environnement, adapter la stratégie, actualiser les ambitions.

Le réveil de la créativité et de l’imagination révèle les solutions cachées, enfouies au sein même de l’entreprise mais insuffisamment prises en compte.

L’action du consultant serait incomplète sans adoption par l’entreprise d’une nouvelle symbolique mobilisatrice des énergies et de l’esprit d’entreprise.

Actionner tous les leviers de l’entreprise : Stratégie, Structure, Systèmes, Savoir-faire, Style de management, Satisfaction au travail.

La rupture numérique

La numérisation impacte sur l’automatisation du service, la dématérialisation et la chaîne de valeur, impliquant une actualisation du positionnement stratégique, un nouveau pacte de confiance, une ré-allocation des ressources pour réduire le gaspillage et la redondance, une réduction de la complexité et l’amélioration de l’accès aux données.

la rupture numériqueLes secteurs émergents bénéficiaires de cette rupture technologique sont notamment l’économie du partage, la réalité virtuelle et l’impression 3D, mais aussi nanotechnologie, finance, e réputation, biométrie, génétique, robotisation, drones… Tous les usages sont concernés.

Comprendre la nature et le contexte de la perturbation est une étape malaisée. Élaborer une réponse adéquate exige de nouveaux engagements et collaborations.

Certains décideurs se connectent aux réseaux diffuseurs d’information, s’associent à des start-up qui par nature ont une libre vision des éléments perturbateurs qu’elles exploitent sans le poids de l’existant.

D’autres font le gros dos attendant que ça passe. La vague numérique chamboule tous les modèles économiques et sociaux.

 

Business or not Business

La population vieillit en occident avec pour corollaire une diminution du désir de consommer. On ne force pas un âne à boire. La recherche de nouveaux marchés sur des territoires en expansion inspire l’orientation stratégique des entreprises.

Business or not businessToute stratégie doit être pensée à grande échelle.

Aller seul est vain. Une méthode est le partenariat, l’élargissement de la communauté d’intérêts, avec souvent au fond du projet économique, une implication personnelle plus grande, transfert de connaissance, don et partage. Un supplément d’âme qui fait la différence.