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Accompagner le créateur d’entreprise

Si l’on ne domestique pas l’incertitude, il faut composer avec elle.

Entreprendre

Lorsque l’on crée une entreprise, on ne peut pas tout prévoir. Il ne faut pas contraindre à la formalisation d’un Business Plan. Le créateur d’entreprise est un bricoleur intuitif qui procède par expérimentation.

Mieux vaut poser une envie, des enjeux globaux, gérer l’urgence de la trésorerie pour focaliser l’arbitrage sur le suivi des risques et opportunités. La survie dépend de la capacité d’adaptation à l’imprévu, favorable ou non. L’échec n’est pas le constat du manque de perspicacité du créateur mais une étape du processus d’apprentissage entrepreneurial.

Le besoin d’accompagnement du créateur d’entreprise se situe moins dans le triptyque « gestion, droit, finance » que dans le questionnement éclairé bienveillant pour dynamiser le processus « Information, réflexion, décision, action ».

Ne pas bruler les étapes au risque de confondre nécessité entrepreneuriale avec exigence managériale et impératif gestionnaire.

Le temps du neuf

Il est temps de cesser de déléguer sa capacité de penser. Il est utile de réfléchir ensemble mais aussi à coté, de développer individuellement sa propre conscience en restant connecté au présent, au réel, au local.

Le temps du neufIl est temps de freiner l’uniformisation, de lâcher du lest à l’expérimentation, d’éviter d’asséner des convictions au risque de convaincre ceux qui les entendent.

Il est temps d’encourager l’initiative individuelle, de lutter contre les dogmes et l’uniformité, d’encourager la diversité, de donner plus de chances à l’utopie, de tenir compte des singularités pour une pluralité de solutions, exit le modèle standard.

Pensons loin et neuf, agissons étape par étape. Il sera temps de brider l’imagination quand les objectifs seront réalisés.