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Accompagner le créateur d’entreprise

Si l’on ne domestique pas l’incertitude, il faut composer avec elle.

Entreprendre

Lorsque l’on crée une entreprise, on ne peut pas tout prévoir. Il ne faut pas contraindre à la formalisation d’un Business Plan. Le créateur d’entreprise est un bricoleur intuitif qui procède par expérimentation.

Mieux vaut poser une envie, des enjeux globaux, gérer l’urgence de la trésorerie pour focaliser l’arbitrage sur le suivi des risques et opportunités. La survie dépend de la capacité d’adaptation à l’imprévu, favorable ou non. L’échec n’est pas le constat du manque de perspicacité du créateur mais une étape du processus d’apprentissage entrepreneurial.

Le besoin d’accompagnement du créateur d’entreprise se situe moins dans le triptyque « gestion, droit, finance » que dans le questionnement éclairé bienveillant pour dynamiser le processus « Information, réflexion, décision, action ».

Ne pas bruler les étapes au risque de confondre nécessité entrepreneuriale avec exigence managériale et impératif gestionnaire.

La tension positive

Tension positive« Accélérer et déclencher le changement, c’est mieux que ne rien faire ! »

 

La crise est un bon révélateur des dysfonctionnements internes. Les rentes de situation s’effondrent, les mésententes entre associés apparaissent au grand jour, les bons collaborateurs menacent de partir.

Les parties prenantes sont rarement aptes à trouver une solution sereine, un tiers extérieur est parfois nécessaire.

Le symptôme d’un problème n’est que sa conséquence apparente. La recherche de la cause et de son remède fait appel à une méthode qui bat le rappel de l’intelligence collective.

Si les ventes s’effondrent, c’est la faute à qui, à quoi, comment faire ?

Le pire est souvent de ne rien faire suivi du regret de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Si une équipe gère une pression énorme ou une situation d’échec récurrente, se recentrer sur son savoir-faire et son métier d’origine est parfois salutaire, mais pas toujours.

Parfois le projet initial d’entreprise est dépassé et il faut trouver le ressort d’un nouveau projet, de nouvelles envies. Pour rebondir, moins de pression et plus de plaisir sont souvent les clés du succès.

L’intelligence individuelle réévaluée

Le nouvel objectif vise à faire progresser l’humain vers une conscience plus élevée. Une valeur universelle telle que l’harmonie suscite un regain d’intérêt.

Il n’existe pas d’organisation mandatée pour réinventer le monde. Tout dépend de diligences individuelles, d’éveil de consciences aux signaux émergents rationnels ou émotionnels, pour fixer le cap vers de nouvelles espérances, tracer la ligne d’un chemin, définir de nouvelles méthodes.

intelligence individuelleIl est vain d’attendre des réponses de groupes d’appartenance, car l’idée surgit à l’échelle de l’individu. L’intelligence collective engendre déjà un processus de banalisation, standardisation, tant la peur de l’utopie aseptise l’imagination, dilue la responsabilité, accroît l’inertie. Le nouveau dont nous avons besoin est habituellement rejeté, le précurseur taxé d’illuminé.

Le Chef d’entreprise peut encourager l’imagination, susciter l’émulsion, arbitrer pour fixer les directions et objectifs. La posture de censeur conservateur n’est plus gage de sagesse, de pouvoir, ni d’autorité. Pensons XXL.