Manager de transition au naturel

Comment être naturel en situation exceptionnelle ? Manager de transition

 

Le manager de transition est apprécié pour sa personnalité et sa capacité à faire face à des situations de rupture. Ces situations impliquent pour les acteurs habituels de sortir de leur zone de confort. Ce contexte peut paralyser. Le risque attaché aux décisions à prendre est exceptionnel. Il en va parfois de la survie de l’entreprise.

Les dirigeants peuvent renforcer l’équipe avec un manager de transition . Etre naturel pour un manager de transition implique l’acceptation du dépassement de soi en vivant des émotions inhabituelles.

L’urgence fait converger les consciences vers un choix restreint de solutions concrètes. Le consensus est précaire. Chacun attend le manager de transition sur la méthode. Comment gagner dans la mêlée ? Comment faire bouger les lignes ?

Vous avez tous expérimenté qu’à trop travailler un sujet on ne voit plus ses défauts,  alors qu’ils sautent aux yeux du premier venu, ou dés lors que l’on prend du recul. Cette clairvoyance est la première valeur ajoutée d’un manager de transition. Il apporte aux dirigeants un nouvel angle de vue. La seconde est la revalorisation des qualités relationnelles. Lorsque les méthodes, processus et organisations sont à transformer, les individus clés prennent une importance nouvelle. Révéler les compétences sur lesquelles appuyer l’organisation nouvelle signe la réussite de la mission de transition.

 

 

Négocier avec soi pour décider

Le peut-être est-il déviant?

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La manifestation de l’esprit critique est souvent considérée comme impertinente. Le dogmatisme ne tolère pas la critique. Le scepticisme n’a pas la cote car peu constructiviste. Il s’agit d’affirmer yes we can!

Le ressenti est un tissu d’émotions contradictoires. Il n’y a pas de vrai ou de faux, de oui ou de non, mais un ensemble instable de sensations. Comment concilier doute et conviction?

Apparaît le choix de la posture face au subjectif. Comment choisir face à un éventail de possibles? Le pari de Pascal ne s’adresse pas uniquement à la conjecture sur l’existence de Dieu. C’est le mode commun d’accès au bonheur. Il faut parier avec méthode.

Le droit à l’erreur, le rebond font partie intégrale de l’apprentissage entrepreneurial. Tester l’hypothèse par l’expérimentation. L’autocritique est le garde-fou du progrès individuel et collectif à finalité morale, mieux éthique.

Dans un monde continu, la finalité est prévisible. La morale impose aux mœurs une règle, une logique statistique. Le désordre familier à l’échelle individuelle est perturbant à l’heure de la globalisation. Le hasard et la spéculation prennent une part plus importante. L’inférence de l’inconnu est plus fréquente. L’éthique est la relation d’harmonie qui intègre continuité et rupture. Comment adopter une conduite éthique en affaires pour que l’ordre persiste ?
Il faut de la poésie. Une poésie qui lie amour et vibration, comme la beauté, les mathématiques, les symboles, les paraboles, autant de langages et concepts dont l’objet est de lier connu et inconnu, d’élever la réalité par la transcendance, de défier le hasard, le temps et l’espace.

Un entrepreneur heureux aime ce qu’il entreprend. Son engagement vise l’immédiat et le long terme.

La compétence de l’entrepreneur

Capital, culture, compétence sont les fondements de l’économie.
Qu’est-ce que la compétence d’un entrepreneur ?
Compétence

La maîtrise des compétences est au cœur du processus entrepreneurial. Alors que capitaux et cultures se mondialisent, la compétence est une affaire individuelle locale.

L’entrepreneur seul impacte faiblement son environnement. L’injection de capitaux pour réaliser des effets leviers et modifier le jeu concurrentiel, l’influence pour changer les normes et la culture lui sont inaccessibles. L’organisation interne est le seul levier de performance toujours utile.

La compétence de l’entrepreneur vient de son habileté à combiner ressources et savoirs pour répondre aux problèmes complexes par des solutions concrètes, et mieux servir son écosystème.

Savoir respirer

Savoir respirer« J’ai l’impression de m’asphyxier !»

 

Chacun sait l’importance vitale de la respiration, mais quand est-il des organisations ?

Où le Chef d’entreprise peut-il puiser l’inspiration, l’oxygène pour trouver de bonnes idées ? Comment trouver dans un second souffle, la force de mettre en œuvre l’action en bousculant parfois les habitudes, puis contrôler pour corriger ou valoriser le travail réalisé.

Entreprendre est une aventure humaine passionnante qui exige une volonté farouche de survivre et un vrai goût prononcé pour l’effort.

Paradoxalement, c’est lorsque l’on décroche de l’action que l’on voit mieux la situation, une prise de conscience, un pré-requis à toute solution. Oui ! Il faut savoir souffler un peu, prendre une bouffée d’oxygène, s’aérer l’esprit, voir d’un œil neuf, s’ouvrir à de nouvelles perspectives.

La gouvernance des entreprises familiales

« Je veux professionnaliser le Conseil d’Administration ! »

Gouvernance des société familiale

Nommer un administrateur indépendant au Conseil d’Administration n’est pas réservé aux grandes entreprises. C’est aussi un moyen d’améliorer la gouvernance des entreprises de taille moyenne.

L’Administrateur indépendant est un professionnel libre. Il doit être ou avoir été entrepreneur, disponible pour remplir pleinement son rôle de vigile et d’éclaireur, en brisant la solitude du Chef d’entreprise pour l’aider à prendre les décisions. L’Administrateur doit connaître l’entreprise, son métier, son secteur d’activité sans pour autant être issu du sérail, ni lié aux clients ou fournisseurs, gage de liberté et d’impartialité. Son rôle est particulièrement utile en période de rupture de nature technologique bien sûr mais aussi successorale, de changement d’échelle, de croissance externe ou et d’intégration, pour assurer la pérennité du développement de l’entreprise.

L’Administrateur indépendant est une ressource disponible à fort effet levier sur le Conseil d’administration lieu privilégié de réflexion et d’analyse de la stratégie et des objectifs, de décision de mise en œuvre des plans d’actions. Le coût d’un Administrateur indépendant est modeste au regard des enjeux pour la protection des intérêts des actionnaires et la contribution sereine à la création de valeur.

La tension positive

Tension positive« Accélérer et déclencher le changement, c’est mieux que ne rien faire ! »

 

La crise est un bon révélateur des dysfonctionnements internes. Les rentes de situation s’effondrent, les mésententes entre associés apparaissent au grand jour, les bons collaborateurs menacent de partir.

Les parties prenantes sont rarement aptes à trouver une solution sereine, un tiers extérieur est parfois nécessaire.

Le symptôme d’un problème n’est que sa conséquence apparente. La recherche de la cause et de son remède fait appel à une méthode qui bat le rappel de l’intelligence collective.

Si les ventes s’effondrent, c’est la faute à qui, à quoi, comment faire ?

Le pire est souvent de ne rien faire suivi du regret de ne pas l’avoir fait plus tôt.

Si une équipe gère une pression énorme ou une situation d’échec récurrente, se recentrer sur son savoir-faire et son métier d’origine est parfois salutaire, mais pas toujours.

Parfois le projet initial d’entreprise est dépassé et il faut trouver le ressort d’un nouveau projet, de nouvelles envies. Pour rebondir, moins de pression et plus de plaisir sont souvent les clés du succès.

Rémunération du Chef d’entreprise

« Mes salariés veulent donner leur avis sur ma rémunération !»

Rémunération du Chef d'entreprise

L’écoute bienveillante consiste face à une situation imprévue à s’écouter pour analyser l’impact en termes d’émotion. En cas de ressenti négatif, il est urgent de transformer un premier reflexe de réponse en questionnement ? Pourquoi me poser-vous cette question ?

Cette question interroge précisément la mise en pratique des valeurs affichées notamment transparence, motivation, mesure de la performance, communication au sein de l’entreprise. Autant de sujets qui méritent réflexion.

Une demande qui surprend bouscule un tabou, une habitude. Elle peut être analysée en menace ou opportunité.

Pour impertinente qu’elle puisse paraître, une telle question est un signe évident de liberté d’expression, d’audace, mais aussi d’un test de crédibilité, en quelque sorte un défit lancé au Chef d’entreprise.

Bien sûr, le Chef d’entreprise peut s’abriter derrière la confidentialité pour réserver sa réponse, mais l’opportunité soulevée par une telle question est intéressante. Ne s’agit-il pas pour avancer de briser les cadres, de dépasser les limites ?

A quoi sert de masquer ce qui est dévoilé ? Au Chef d’entreprise de rebondir en plaçant haut l’exigence de transparence, de performance, d’innovation, en redéfinissant l’intention et le sens de l’engagement, profitable au final à l’entreprise. La rémunération d’un patron est-elle scandaleuse, amorale ou juste normale ? Qui fixe son montant ? Rémunère-elle une obligation de moyen ou un résultat, un travail ou une performance ?

L’humour est l’art de rebondir en transformant une tension en ambiance positive, en bonne humeur !

Origine du Charisme

Nombreux s’interrogent sur l’origine du charisme. Est-il inné ou acquis ? Les apparences sont enseignées, parodiées ; discours simple mémorisable, émotions exprimées et communicatives, jugement sûr, originalité vestimentaire, ambition et générosité, mémoire et expertise.Le charisme

Je suis enclin à penser que le charisme vient de la grandeur du projet porté, capable de fédérer par les valeurs qu’il embrasse, les perspectives concrètes qu’il dévoile, une vision neuve qui éclaire. Plus le projet est global, ambitieux et dépasse la personne qui le porte, plus il attire par empathie.

La grandeur du projet ne suffit pas. Il doit être parfaitement aligné avec les convictions, la personnalité de celui qui le porte. Une authenticité sans faille. Pour percer la muraille, franchir les cols, il ne revient qu’à nous de nourrir de bonnes intentions, un beau projet qui à son tour nous emporte.

Convenons que s’inspirer d’illustres prédécesseurs, s’approprier leurs méthodes et techniques accélèrent l’atteinte des objectifs.

Découverte fortuite

La découverte fortuiteLa sérendipité fait son entrée sur le Web. Une start-up lyonnaise a développé un algorithme inusité qui permet de booster les résultats des sites de e.commerce en recommandant une offre correspondant aux attentes indirectes des internautes. L’algorithme sagace inséré dans les moteurs de recherche aiguillonne la curiosité en automatisant les chemins de la découverte. Le champ d’application de cet algorithme est considérable. Il lie des centres d’intérêts éloignés pour proposer une offre corrélée non sollicitée.

En entreprise, la veille technologique est souvent limitée au champ d’activité. Une nécessité impérieuse de concentrer les moyens sur l’objectif, mais un danger qui borne la vision à la visée.

Il est intéressant d’explorer les solutions au-delà des secteurs natifs d’activité. L’automatisation de la sérendipité rend moins hasardeuse la curiosité, rend le fortuit plus fécond.

 

La résurgence du nous, le mode collaboratif

Reconnaître le gaspillage de moyens, implique un regard différent dans la relation aux personnes et biens. Économiser des bureaux, faciliter le travail à domicile, élimine des contraintes logistiques, libère des moyens et répond à des demandes individuelles.

résurgence du nous

L’adoption de systèmes d’information en mode cloud plus loin Big Data, facilite le partage de données pour une meilleure collaboration interne et externe.

De nombreuses entreprises sont captives de segments de marchés alors que leur savoir-faire peut répondre à des usages sur de nouveaux territoires pour de nouveaux besoins.

La perte de confiance dans un business modèle endormi induit un désenchantement, une perte de motivation contagieuse et catastrophique.

Apparaît une résurgence du nous. Un renouveau de la croyance en la communauté, l’incomplétitude, le partage. Une génération veut faire partie d’un tout élargi, plus grand que l’expression du moi individuel qui dépasse famille et entreprise pour inclure réseaux, clients, fournisseurs, un écosystème fécond.

Un exemple réussi d’intégration en mode collaboratif est l’automobile, par la recherche collaborative d’efficacité. A l’inverse les pratiques d’achat agressives assèchent inéluctablement des maillons indispensables de la chaîne de valeur au profit d’un segment. L’agroalimentaire ne pourrait-il pas réinventer l’usage du manger pour satisfaire la demande du « s’informer, sélectionner, choisir, cuisiner, se nourrir et partager » en préservant la diversité ?