Le temps du neuf

Il est temps de cesser de déléguer sa capacité de penser. Il est utile de réfléchir ensemble mais aussi à coté, de développer individuellement sa propre conscience en restant connecté au présent, au réel, au local.

Le temps du neufIl est temps de freiner l’uniformisation, de lâcher du lest à l’expérimentation, d’éviter d’asséner des convictions au risque de convaincre ceux qui les entendent.

Il est temps d’encourager l’initiative individuelle, de lutter contre les dogmes et l’uniformité, d’encourager la diversité, de donner plus de chances à l’utopie, de tenir compte des singularités pour une pluralité de solutions, exit le modèle standard.

Pensons loin et neuf, agissons étape par étape. Il sera temps de brider l’imagination quand les objectifs seront réalisés.

 

L’intelligence individuelle réévaluée

Le nouvel objectif vise à faire progresser l’humain vers une conscience plus élevée. Une valeur universelle telle que l’harmonie suscite un regain d’intérêt.

Il n’existe pas d’organisation mandatée pour réinventer le monde. Tout dépend de diligences individuelles, d’éveil de consciences aux signaux émergents rationnels ou émotionnels, pour fixer le cap vers de nouvelles espérances, tracer la ligne d’un chemin, définir de nouvelles méthodes.

intelligence individuelleIl est vain d’attendre des réponses de groupes d’appartenance, car l’idée surgit à l’échelle de l’individu. L’intelligence collective engendre déjà un processus de banalisation, standardisation, tant la peur de l’utopie aseptise l’imagination, dilue la responsabilité, accroît l’inertie. Le nouveau dont nous avons besoin est habituellement rejeté, le précurseur taxé d’illuminé.

Le Chef d’entreprise peut encourager l’imagination, susciter l’émulsion, arbitrer pour fixer les directions et objectifs. La posture de censeur conservateur n’est plus gage de sagesse, de pouvoir, ni d’autorité. Pensons XXL.

L’utopie, limite à la vision entrepreneuriale

Nous vivons une période de mutation qui oblige à repenser nos modèles de sociétés. Ceci est une chance pour pallier les défaillances constatées et vivre mieux ensemble avec 9.5 milliards d’habitants sur la planète Terre à horizon 2050.

Il ne s’agit plus d’adapter l’existant, de ripoliner les organisations et pratiques, de verdir nos comportements, mais d’innover, d’inventer un mode de vie différent de nos systèmes qui atteignent leurs limites.

utopieL’objectif est de faire la part entre utopie et réalisme pour vivre pleinement nos idées, expérimenter, incorporer de nouvelles ambitions, enrichir la pensée à l’aune d’indicateurs plus riches que la seule rentabilité, intégrant une contextualisation plus globale, une  convivialité élargie, une soutenabilité évaluée en terme d’impacts globaux.

Le pari du gagnant-gagnant n’est pas une utopie, mais réalisme oblige, le Chef d’entreprise n’est pas toujours en position de négocier la façon de négocier. Viser un monde meilleur, vivre en convivialité coopération et compétition et cultiver son propre jardin.

 

Business or not Business

La population vieillit en occident avec pour corollaire une diminution du désir de consommer. On ne force pas un âne à boire. La recherche de nouveaux marchés sur des territoires en expansion inspire l’orientation stratégique des entreprises.

Business or not businessToute stratégie doit être pensée à grande échelle.

Aller seul est vain. Une méthode est le partenariat, l’élargissement de la communauté d’intérêts, avec souvent au fond du projet économique, une implication personnelle plus grande, transfert de connaissance, don et partage. Un supplément d’âme qui fait la différence.

Renouer avec l’émotion

Renouer avec l'émotionL’émotion engendre le mouvement, l’envie d’entreprendre. Il y a de bonnes et mauvaises émotions. Une émotion nait de l’écart entre l’attendu prévu et le réalisé. Si nos attentes sont déçues, on ressent peine et colère. Si le résultat est meilleur, cette bonne surprise engendre la joie, un début de bonheur.

Fixer un objectif inatteignable induit davantage qu’une contre-performance économique, une déception, un désenchantement destructeur de confiance.

Comment faire naître l’espoir, l’envie, tout en évitant l’écueil de la déception ? En agissant avec méthode.

L’orientation stratégique, l’intention, sera motivante, enthousiasmante, globale et claire pour susciter une envie communicative, un engouement général.

Le plan d’actions sera « care », prudent, pour tenir compte de l’inertie propre à la mise en mouvement de toute masse. Un besoin vital de nouveau et de sécurité.