Développement par croissance externe

« J’ai l’opportunité de reprendre une entreprise !»

Lorsqu’une organisation veut se développer par croissance externe, cibler une entité du même secteur d’activité, voir du même métier pour servir des clients comparables paraît sage. L’expérience ne prouve-t-elle pas que l’on ne fait bien que ce que l’on connaît?

Le business modèle est dupliqué, les bonnes pratiques partagées. L’effet d’échelle contribue à l’amélioration de la performance, un build up positif. L’ensemble peut prétendre à afficher une expérience avérée de spécialiste qui emporte la confiance des clients.

Les limites de cette logique sont les perturbations qui ne manquent pas d’arriver. Dans ce cas, l’entreprise experte est moins agile que celle qui l’est moins. La prudence peut inciter l’entrepreneur à diversifier ses activités pour réduire le risque marché ou technologique, en suivant la recommandation de l’adage « ne pas mettre ses œufs dans le même panier ».

Analysez et demandez-vous si la polyvalence demandée aux salariés n’est pas une exigence naturelle de l’écosystème qui s’applique aussi aux organisations.

S’intéresser à d’autres secteurs d’activités, côtoyer d’autres Chefs d’entreprise est profitable.

Savoir respirer

Savoir respirer

« J’ai l’impression de m’asphyxier !»

Chacun sait l’importance vitale de la respiration, mais quand est-il des organisations ?

Où le Chef d’entreprise peut-il puiser l’inspiration, l’oxygène pour trouver de bonnes idées ? Comment trouver dans un second souffle, la force de mettre en œuvre l’action en bousculant parfois les habitudes, puis contrôler pour corriger ou valoriser le travail réalisé.

Entreprendre est une aventure humaine passionnante qui exige une volonté farouche pour survivre et un vrai goût prononcé pour l’effort.

Paradoxalement, c’est lorsque l’on décroche de l’action que l’on voit mieux la situation, une prise de conscience, un pré-requis à toute solution. Oui ! Il faut savoir souffler un peu, prendre une bouffée d’oxygène, s’aérer l’esprit, voir d’un œil neuf, s’ouvrir à de nouvelles perspectives.

Origine du Charisme

Nombreux s’interrogent sur l’origine du charisme. Est-il inné ou acquis ? Les apparences sont enseignées, parodiées ; discours simple mémorisable, émotions exprimées et communicatives, jugement sûr, originalité vestimentaire, ambition et générosité, mémoire et expertise.Le charisme

Je suis enclin à penser que le charisme vient de la grandeur du projet porté, capable de fédérer par les valeurs qu’il embrasse, les perspectives concrètes qu’il dévoile, une vision neuve qui éclaire. Plus le projet est global, ambitieux et dépasse la personne qui le porte, plus il attire par empathie.

La grandeur du projet ne suffit pas. Il doit être parfaitement aligné avec les convictions, la personnalité de celui qui le porte. Une authenticité sans faille. Pour percer la muraille, franchir les cols, il ne revient qu’à nous de nourrir de bonnes intentions, un beau projet qui à son tour nous emporte.

Convenons que s’inspirer d’illustres prédécesseurs, s’approprier leurs méthodes et techniques accélèrent l’atteinte des objectifs.

Les paliers de la croissance

Les paliers de la croissanceL’INSEE souligne régulièrement l’effet pervers sur la croissance des entreprises des seuils insérés dans la législation. La dématérialisation des obligations administratives simplifie et atténue ces nuisances.

Cependant, l’un des seuils est oublié ; le détachement émotionnel de l’entrepreneur de son projet. Le Chef d’entreprise porte son projet d’entreprise, tâche harassante à la longue. Comment changer de posture, tout en gardant le contrôle ?

Ce détachement salutaire apporte au Chef d’entreprise confort, prise de recul, un possible regard critique sur l’entreprise. En contre partie, ce détachement implique une exigence de méthode de la part du Chef d’entreprise ; partager sa vision, clarifier les objectifs, définir le cap, la stratégie, arrêter un plan concret d’actions, prendre des décisions cohérentes et suivre la réalisation des critères de succés.

Paradoxe de la discipline volontairement intériorisée, les régles libérent de l’incertitude, la visibilité rassure, les résultats consolident succés et dopent la sérénité. Prendre les rênes et cesser de porter le projet est le premier seuil à franchir pour accélérer la croissance des entreprises.

Découverte fortuite

La découverte fortuiteLa sérendipité fait son entrée sur le Web. Une start-up lyonnaise a développé un algorithme inusité qui permet de booster les résultats des sites de e.commerce en recommandant une offre correspondant aux attentes indirectes des internautes. L’algorithme sagace inséré dans les moteurs de recherche aiguillonne la curiosité en automatisant les chemins de la découverte. Le champ d’application de cet algorithme est considérable. Il lie des centres d’intérêts éloignés pour proposer une offre corrélée non sollicitée.

En entreprise, la veille technologique est souvent limitée au champ d’activité. Une nécessité impérieuse de concentrer les moyens sur l’objectif, mais un danger qui borne la vision à la visée.

Il est intéressant d’explorer les solutions au-delà des secteurs natifs d’activité. L’automatisation de la sérendipité rend moins hasardeuse la curiosité, rend le fortuit plus fécond.

 

La résurgence du nous, le mode collaboratif

Reconnaître le gaspillage de moyens, implique un regard différent dans la relation aux personnes et biens. Économiser des bureaux, faciliter le travail à domicile, élimine des contraintes logistiques, libère des moyens et répond à des demandes individuelles.

résurgence du nous

L’adoption de systèmes d’information en mode cloud plus loin Big Data, facilite le partage de données pour une meilleure collaboration interne et externe.

De nombreuses entreprises sont captives de segments de marchés alors que leur savoir-faire peut répondre à des usages sur de nouveaux territoires pour de nouveaux besoins.

La perte de confiance dans un business modèle endormi induit un désenchantement, une perte de motivation contagieuse et catastrophique.

Apparaît une résurgence du nous. Un renouveau de la croyance en la communauté, l’incomplétitude, le partage. Une génération veut faire partie d’un tout élargi, plus grand que l’expression du moi individuel qui dépasse famille et entreprise pour inclure réseaux, clients, fournisseurs, un écosystème fécond.

Un exemple réussi d’intégration en mode collaboratif est l’automobile, par la recherche collaborative d’efficacité. A l’inverse les pratiques d’achat agressives assèchent inéluctablement des maillons indispensables de la chaîne de valeur au profit d’un segment. L’agroalimentaire ne pourrait-il pas réinventer l’usage du manger pour satisfaire la demande du « s’informer, sélectionner, choisir, cuisiner, se nourrir et partager » en préservant la diversité ?

Réalité, imaginaire et symbolique

Souvent l’importance des perturbations est niée. Le Monde change en accéléré et cette réalité dérangeante n’est pas perçue dans son entier impact sur la chaine de valeur. L’entreprise n’est plus capable de voir la réalité en face.

Lorsque l’imaginaire est pauvre, la créativité suit. Le réflexe de réponse managériale aux difficultés est stéréotypé : développement commercial, réduction des coûts, saturation des moyens.

Réel imaginaire et symboliqueL’attachement aux symboles, aux moyens plus qu’aux finalités freine la mise en œuvre de solutions.

Un consultant externe rééquilibre la vision de l’entrepreneur pour prendre en compte la mesure élargie de l’évolution de l’environnement, adapter la stratégie, actualiser les ambitions.

Le réveil de la créativité et de l’imagination révèle les solutions cachées, enfouies au sein même de l’entreprise mais insuffisamment prises en compte.

L’action du consultant serait incomplète sans adoption par l’entreprise d’une nouvelle symbolique mobilisatrice des énergies et de l’esprit d’entreprise.

Actionner tous les leviers de l’entreprise : Stratégie, Structure, Systèmes, Savoir-faire, Style de management, Satisfaction au travail.

La rupture numérique

La numérisation impacte sur l’automatisation du service, la dématérialisation et la chaîne de valeur, impliquant une actualisation du positionnement stratégique, un nouveau pacte de confiance, une ré-allocation des ressources pour réduire le gaspillage et la redondance, une réduction de la complexité et l’amélioration de l’accès aux données.

la rupture numériqueLes secteurs émergents bénéficiaires de cette rupture technologique sont notamment l’économie du partage, la réalité virtuelle et l’impression 3D, mais aussi nanotechnologie, finance, e réputation, biométrie, génétique, robotisation, drones… Tous les usages sont concernés.

Comprendre la nature et le contexte de la perturbation est une étape malaisée. Élaborer une réponse adéquate exige de nouveaux engagements et collaborations.

Certains décideurs se connectent aux réseaux diffuseurs d’information, s’associent à des start-up qui par nature ont une libre vision des éléments perturbateurs qu’elles exploitent sans le poids de l’existant.

D’autres font le gros dos attendant que ça passe. La vague numérique chamboule tous les modèles économiques et sociaux.

 

Le Net est un service public géré par le privé

Il n’y pas d’avancées techniques sans changement culturel. La levée des freins implique une évolution des mentalités, une ouverture d’esprit, un certain pragmatisme.

L’esprit de révolution arase, catégorise en bien et mal. La loi du marché fait que le meilleur gagne. Le meilleur ou le pire ? La coopération de systèmes multiples maintient une diversité laissant une chance à l’avenir de dire lequel convient.

Neutralité du NetLe Président Obama soutient la neutralité du Net assurant l’égal traitement des flux entre usagers au détriment des souhaits des opérateurs. On n’arrête pas la course du soleil mais on se protège aux heures les plus chaudes. Une entorse à la libre entreprise ou le constat qu’à chaque échelle de grandeur, une organisation endosse de plus grandes responsabilités ?

A l’échelle du Monde, les Etats peinent à servir le public. Les organisations privées qui s’en mêlent doivent s’attendre à endosser de nouvelles responsabilités.

Numérique, la vague de l’usage

La numérisation croissante des données suscite une réflexion sur le matériel et le virtuel, la propriété et l’usage. L’agilité des organisations est une valeur montante et la propriété reléguée au rang de conservatisme vain.

Ce qui est bien pour les données, l’est-il pour les personnes et les objets ?

La vague de l'usageTout changement de valeur a pour effet de déborder la sphère dans laquelle il émerge pour s’étendre culturellement à tous les domaines. Les valeurs ont vocation universelle. Un test de résistances imposé aux autres valeurs. On voit déjà les effets de l’expansion de l’usage en relation humaine.

Dans la relation qui relie les êtres à tout, se cachent d’autres valeurs non moins estimables que l’usage et l’utilité, un goût de pérennité, de soin, d’attachement, au final générateur d’émotions, sel de la vie.

Prioriser l’usage ne peut s’appliquer sans dommage à tout.

Un dosage entre valeurs et territoires d’application qui interpelle chacun dans sa relation au Monde.